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Lundi 21 Avril 2008

 

Luca Toni et Franck Ribéry sont les grands artisans de la qualification bavaroise. (Reuters)

 

Quarts de finale retour

 

BAYERN LE SURVIVANT !

 

Propulsé en prolongation par Ribéry, le Bayern Munich s'est qualifié pour les demi-finales aux dépens de Getafe grâce à un doublé de Toni à la fin d'un match au scénario absolument renversant (3-3). Il affrontera le Zénith St-Pétersbourg, qui a sorti Leverkusen. L'autre demie opposera les Glasgow Rangers, tombeurs du Sporting, à la Fiorentina , qui a sorti le PSV.

 


Le Bayern revient de loin ! Menés 3 buts à 1 sur la pelouse de Getafe à la 115e minute, les joueurs d'Ottmar Hitzfeld sont finalement parvenus à refaire leur retard pour se hisser en demi-finale de la Coupe de l'UEFA à la faveur d'un plus grand nombre de buts inscrits à l'extérieur (1-1, 3-3). L'issue est cruelle pour le club madrilène, qui avait fait preuve d'une abnégation à toute épreuve après l'expulsion prématurée de De la Red (5e). Mais aussi - et surtout - lors d'une prolongation arrachée par Franck Ribéry dans la dernière minute du temps réglementaire (89e). Car si l'on pouvait légitimement penser que la réalisation du Français entamerait le moral des protégés de Michael Laudrup, en plus de leur condition physique, quatre minutes suffirent à prouver le contraire. Le temps pour Casquero (92e) et Braulio (93e) de redonner l'avantage aux leurs. Le temps qu'il a également fallu à Luca Toni pour mettre fin à leurs espoirs en toute fin de rencontre (115e, 119e).

 

A VOIR AUSSI

 

 Le tableau de la C3

 

 

 

 Bayern : Sagnol forfait

 

 

 

Pour le coup, l'actuel leader de la Bundesliga peut remercier son international italien. Sans lui, ses rêves de triplé (Championnat-Coupe-Coupe d'Europe) se seraient définitivement envolés. Même constat pour Franck Ribéry, dont le rôle n'est pas non plus à négliger. Outre son but décisif, l'ancien Marseillais s'est beaucoup battu sur le front de l'attaque bavaroise, touchant même le montant droit d'Abbondanzierri en début de partie (8e). Il a considérablement pesé par sa vitesse et sa technique, bien aidé, il est vrai, par des Espagnols en infériorité numérique. Un handicap de taille qui les a souvent cantonnés en défense, en attendant de pouvoir s'en remettre à des exploits personnels. Contra, déjà buteur à l'aller, y est parvenu en ouvrant le score en fin de première période (44e). Pas Braulio, qui a glissé sur le ballon alors qu'il venait d'éliminer Oliver Kahn (68e). Getafe, dont c'était la première apparition sur la scène européenne, n'est vraiment pas passé loin de l'exploit.

 

En demi-finale, le Bayern rencontrera le Zenith Saint-Pétersbourg, tombeur du Bayer Leverkusen (4-1, 0-1). Malgré leur défaite à domicile, les Russes, qui ont manqué un penalty (85e) et touché le poteau d'Edler (70e) atteignent le dernier carré pour la première fois de leur histoire. L'autre demie opposera la Fiorentina aux Glasgow Rangers. La première, tenue en échec à l'aller (1-1), s'est imposée sur la pelouse du PSV Eindhoven (2-0), grâce notamment à un Adrian Mutu en grande forme et auteur d'un doublé. Mais aussi grâce à Sébastien Frey qui a stoppé un penalty de Simons à dix minutes de la fin (80e). Les seconds s'en sont remis à des buts de l'ancien Bordelais, Jean-Claude Darcheville (58e), et Whittaker (90e+1) pour venir à bout du Sporting Portugal (0-0, 2-0). Rentré en cours de match, Daniel Cousin a, lui, manqué de peu le but du K-O (87e). L'essentiel était, de toute façon, déjà assuré.

 


 

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Lundi 21 Avril 2008

 

Alberto Contador et Tom Boonen main dans la main devant Juan Mauricio Soler. (L'Equipe)

 

BILAN

 

LES SOUFFRANCES DU TOUR

 

De cette 94e édition, on peut évidemment retenir le bilan sportif avec l'émergence d'un nouveau champion, Alberto Contador, la domination des Espagnols et de Discovery Channel et la déroute des Français au général. Mais pendant trois semaines, entre Londres et Paris, affaires de dopage et tricheurs ont accaparé l'attention et la tête de la course.

 


Neuf ans après le Tour 1998, marqué par l'affaire Festina, le Tour 2007 restera associé dans la mémoire collective à ses péripéties extra-sportives. «On pensait faire la refondation. C'est raté», a reconnu Christian Prudhomme, qui a encaissé une série de coups durs pour sa première année à la direction de la course. Pour les plus marquants : un double vainqueur d'étape, Alexandre Vinokourov, positif à la transfusion homologue, et un Maillot Jaune, Michael Rasmussen, chassé pour avoir menti afin d'échapper aux contrôles inopinés. Ces affaires ont instillé le doute et une suspicion généralisée dans le peloton et autour, d'autant plus que les équipes en pointe dans la lutte antidopage ont été frappées de plein fouet, comme la T-Mobile , avec la révélation du contrôle positif du jeune Patrik Sinkewitz, et Cofidis, exclue en raison du dopage de Cristian Moreni. Conséquence : les organisateurs sont entrés en guerre contre l'UCI et promettent de nouveaux modes de sélection pour 2008. Avec la réapparition d'équipes nationales ?

 

A VOIR AUSSI

 

 Le sommaire

 

 

 

 Le classement final

 

 

 

 Le sacre de Contador

 

 

 

 L'oeil de J.-F. Bernard

 

 

 

 La 20e étape en images

 

 

 

Nouvelle génération : Contador, Soler...

 

Même si plus personne n'ose parler du Tour du «renouveau», cette édition a vu l'émergence d'une nouvelle génération de champions avec le grand vainqueur Alberto Contador (24 ans), aussi insouciant qu'offensif dès que la route s'élève. Son talent était indéniable mais sa précocité a surpris même son directeur sportif Johan Bruyneel, qui pensait surtout à lui pour les prochaines éditions. Au côté du Madrilène, le Colombien Juan Mauricio Soler a conquis le Maillot à pois au prix d'une série d'échappées dans les deux massifs montagneux alors que le poids léger espagnol Emats Txurruta a amplement mérité son prix de super-combatif vu son entrain à se lancer dans les échappées. Avec l'Allemand Linus Gerdemann, bref Maillot Jaune, les minots ont déjà fière allure.

 

Les confirmations : Evans et Boonen

 

Huitième en 2005, cinquième en 2006 et deuxième en 2007, Cadel Evans poursuit sa progression dans la Grande Boucle. Même s'il ne s'est pas montré franchement offensif lors des étapes de montagne, il devrait remporter sa première étape après le déclassement de Vinokourov dans le chrono d'Albi. Parmi les sprinteurs, Tom Boonen a enfin décroché un Maillot Vert à Paris à sa quatrième tentative, avec deux victoires d'étapes à la clé, alors que Robbie McEwen (à Canterbury), Thor Hushovd (à Autun) et Daniele Bennati (deux victoires) ont tenu leur rang au cours d'une première semaine où s'est surtout distingué le rouleur suisse de la CSC , Fabian Cancellara (deux étapes et le Maillot Jaune).

 

Les Français pris de vitesse

 

Pour la première fois dans l'histoire de la course, pas un seul Francais n'a fini dans les vingt premiers du classement général. «C'est tout à fait logique. Ils sont à leur place», commente notre consultant Jean-François Bernard. Certes, l'internationalisation du cyclisme se poursuit avec le premier podium pour un Australien et la première étape décrochée par un Sud-Africain (Robert Hunter) mais les Espagnols n'en ont pas été troublés (six dans les dix premiers du général). Le public avait placé ses espoirs dans le vétéran Christophe Moreau pendant une semaine, avant une chute, une bordure et un coup au moral. C'est finalement son équipier Stéphane Goubert (37 ans) qui s'en est le mieux sorti (27e). Pas forcement de quoi le réjouir : «On a commencé le Tour dans l'euphorie, on l'a achevé dans une spirale négative». Le clan français a néanmoins décroché deux victoires d'étape et c'est une fois de plus le vétéran Cedric Vasseur qui a montré la voie. Les Cofidis ont dû se contenter du rôle d'animateurs en alignant les kilomètres d'échappée (Sylvain Chavanel, Stéphane Augé) avant de partir. Les jeunes pousses du sprint (Sébastien Chavanel, Romain Feillu) et les espoirs (Benoît Vaugrenard) sont encore en phase d'apprentissage. A leur âge, Alberto Contador est déjà le maître.

 


 

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Lundi 21 Avril 2008

20/04/2008 | 19:47| Natation - ChF

 

Du bonheur aux larmes

 

 

Déjà des sourires et des larmes avec cinq billets olympiques pour Pierre Henri sur 400 m quatre nages, Nicolas Rostoucher et Sébastien Rouault sur 400 m nage libre, Camille Muffat et Joanne Andraca (photo L'Equipe) sur 400 quatre nages et deux records de France pour les deux jeunes filles et pour le relais 4x100 m des Dauphins de Toulouse en 3'40''74, emmené notamment par Malia Metella et Coralie Balmy. Mais une course symbolise, ce dimanche à Dunkerque, toutes les émotions générées par une qualification olympique lors de ces Championnats de France.

 

En huit longueurs, tous les sentiments ont basculé. En un peu plus de quatre minutes et trente secondes, leur rêve s'est concrétisé. «Je n'avais même pas vu qu'on était ex-aequo», lance Joanne Andraca, folle de joie, à Camille Muffat qui lui répond : «Je me suis dit qu'il y avait un bug ce n'est pas possible 4'38'' sur un 400 m quatre nages.» «A la fin, comme j'avais mal aux jambes », avoue la Hyéroise , suivie dans l'affirmative par la Niçoise. «On s'est concerté avant. Je n'en reviens pas», se pince Joanne Andraca. Avec un record de France à la clé (4'38''23), une qualification et un titre en poche lors du 400 quatre nages, Camille Muffat et Joanne Andraca peuvent laisser exploser leur joie. Chacune à sa manière. Plus habituée aux honneurs et moins extravertie, Camille Muffat analyse sereinement sa course : «J'améliore mon temps de six secondes, je me demandais pourquoi j'avais aussi mal à la fin. Finalement, c'est normal, je suis super contente. J'aurai peut-être préféré gagner seule, mais cela prouve qu'on est plusieurs. Avec Joanne, on se connaît depuis qu'on est toute petite, c'est sympa. Je ne pouvais pas rater la qualification et puis il fallait gagner. Avec le record de France, ce n'est pas plus mal. Je sais que j'irai à Pékin, cela libère forcément. Cela met en confiance pour la suite

 

Sa co-championne de France arrive alors en pleurs. La Hyéroise relâche la pression, part embrasser sa maman, son entraîneur, tombe dans les bras de Patricia Quint, la responsable de l'équipe de France féminine. « C'est un truc de fou. On était trois et il en fallait que deux, c'était la bagarre. J'ai eu peur toute la journée, mais un quart d'heure avant la course, la pression est descendue, je me suis dit que je n'avais rien à perdre. C'était plus de la rage que de la peur, raconte la Varoise. Record de France, championne de France, qualifiée aux Jeux, on ne peut pas avoir plus. » Dans ces moments d'euphorie, les heures de travail accumulées s'envolent et l'émotion pointe. «Quand j'ai touché, j'ai d'abord pensé à moi puis tout de suite, j'ai pensé à ma mère», se souvient Joanne Andraca. Sur le côté, Cylia Vabre est inconsolable. La Lyonnaise termine troisième en 4'38''71 à seulement quarante-huit centièmes de Pékin et en améliorant son meilleur chrono de huit secondes... Toute la cruauté d'une épreuve couperet se résume en quarante-huitième centièmes. Quarante-huit centièmes pour passer du bonheur aux larmes.

 

Sophie DORGAN, à Dunkerque

 

 

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Lundi 21 Avril 2008

34e journée

 

LE CIEL SUR LEUR TÊTE

 

Marseille et Toulouse ont concédé deux défaites dures à encaisser, pour des raisons différentes, chez eux, lors des dernières rencontres de la 34e journée. L'OM n'a pas vraiment existé contre Lille (1-3) et laisse la troisième place à Nancy. Le TFC (0-1), battu à la dernière seconde, renvoie Bordeaux à quatre points de Lyon et reste collé à Lens (17e).

 


Ils pensaient se rapprocher de leur grand dessein, sous les yeux de leur public, devant les caméras de la télévision. Marseille et Toulouse ont fini la soirée de dimanche le nez dans un gazon rendu glissant par la pluie, concédant deux défaites à la maison cruelles, devant Lille (1-3) et face à Bordeaux (0-1), deux clubs à la fin de saison décidément impressionnante. Ce ne fut pas, cela dit, la même souffrance. L'OM a concédé une défaite logique, quasiment humiliante, la première par deux buts d'écart au Vélodrome en L1 depuis le cauchemar estival contre Nice (0-2), sous la direction d'Albert Emon. Dominé dans tous les compartiments du jeu, «sur la fraîcheur et la volonté» selon Eric Gerets, l'équipe phocéenne n'a même pas su profiter de l'ouverture du score heureuse signée Niang (12e), lequel revient au passage à un but de Benzema au classement des buteurs (16 contre 17). Toulouse, de son côté, continue son chemin de croix à domicile après avoir eu de loin les meilleures occasions, payant cash quelques secondes de relâchement défensif dans les dernières secondes du temps additionnel. Obertan lançait parfaitement Micoud, qui célébrait son retour de suspension d'un but ultra-précieux (90e+3). Si tout se passe bien, les Girondins auront validé leur place directe en Ligue des champions le week-end prochain, contre Nice.

 

A VOIR AUSSI

 

 La Ligue 1

 

 

 

 Tous les matches

 

 

 

 Les matches de samedi

 

 

 

Plus que la deuxième place confortée de Bordeaux (11 points d'avance sur Nancy), c'est bien le retour du club lorrain au troisième rang - ou celui de Marseille au quatrième, c'est selon - qui a surpris la galerie dimanche. Malgré les rappels à l'ordre d'Eric Gerets, vendredi, malgré l'avertissement du LOSC, qui avait annoncé un jeu débridé par la fin de la menace de la relégation, l'OM a subi l'équivalent d'un naufrage, comme si les rôles étaient inversés entre l'ambitieux et le dilettante. Lorsque Mirallas frappa deux fois pour donner l'avantage 2-1 à Lille (37e, 40e), au terme de deux actions aussi simples qu'efficaces, le tableau d'affichage ne faisait rien d'autre que régulariser la réalité du terrain. Marseille ne gagnait pas ses duels, prenait l'eau en défense et ne savait que faire du ballon. Tout aurait pu changer si Niang avait un peu plus enroulé sa frappe à la 49e pour égaliser à 2-2. Mais moins de vingt minutes plus tard, Makoun réalisait le break avec un peu de réussite (67e) alors qu'Obraniak, sur son mauvais pied, manquait d'un rien le 4-1 à la 87e. Le retour de Valbuena, entré en jeu à la 56e, ne fut pas décisif pour Marseille, lâché par ses leaders et son esprit de corps pourtant à l'origine de folles soirées cette saison. Nasri est sorti sous les sifflets à la 82e minute.

 

Vraie défaite de Marseille, ce match fut aussi une authentique victoire lilloise. Le parcours de l'équipe de Puel en 2008 a quelque chose d'exemplaire. Elle est la meilleure défense de la L 1 (10 buts pris) et collectionne les bons résultats à l'extérieur (3 victoires, 5 nuls, 0 défaite). Sixième à un point de Saint-Etienne, elle est toujours en lice pour un strapontin européen, à la double condition de prendre leur place aux Verts et d'avoir une finale de Coupe de France qui ouvrirait une place de plus en Coupe de l'UEFA au cinquième du Championnat*. Dans le bas du tableau, la conséquence de la soirée de dimanche, c'est que Lens a été le grand gagnant du week-end. Dix-septième après avoir battu Sochaux (3-2), le Racing possède le même nombre de points que Toulouse (38), qui pouvait prendre six longueurs d'avance sur le Paris-SG et Strasbourg (35 points). Les Marseillais n'ont pas assez écouté leur entraîneur cette semaine. Les Toulousains, qui restaient sur cinq matches sans défaite, feraient bien d'entendre le leur. Baup est convaincu que tout se jouera dans les dernières minutes de la dernière journée.

 

* Ce sera le cas si la finale oppose Lyon au Paris-SG, ou si le Paris-SG l'emporte en finale contre Sedan.

 


 

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Lundi 21 Avril 2008

18e journée

 

LE CAUCHEMAR TOULOUSAIN

 

A une semaine de sa demi-finale de Coupe d'Europe, le Stade Toulousain a perdu très gros (son invincibilité à domicile et deux joueurs, dont Vincent Clerc) en s'inclinant contre le leader, Clermont (11-23). Perpignan et Biarritz, vainqueurs tous deux avec le bonus, se neutralisent dans la lutte pour la quatrième place. Le Stade Français a souffert pour battre Montauban (25-18). Vendredi, Bourgoin a concédé une troisième défaite d'affilée face à Castres (14-12).

 


SAMEDI : L'après-midi noir de Toulouse

 

Guy Novès et Toulouse ne pouvaient pas imaginer pire: contre Clermont, le Stade a perdu son invincibilité à domicile (11-23), et enregistre surtout les blessures de Dusautoir et Clerc. L'ailier international, victime d'une grave blessure au genou, est indisponible pour plusieurs mois, et manquera évidemment la demi-finale de Coupe d'Europe contre les London Irish, samedi prochain. La rencontre était pourtant bien partie, avec un très haut niveau. Les deux essais de Rougerie ont fait la différence pour l'ASM, et Toulouse aura sans doute du mal à se remettre de cette défaite.
   Le compte-rendu du match

 

 

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